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Faut-il vraiment devenir freelance ?

đŸ„„Temps de lecture : 
6
 min.

Pourquoi travailler sous la pluie Ă  Paris alors qu’on pourrait faire la mĂȘme chose tranquillement installĂ© dans un hamac Ă  Bali 🌮? D’ailleurs, vous avez un pote de pote freelance qui fait ça, et il le vit plutĂŽt bien
 Apparemment, free is the new cool.

Qu’est-ce qu’on attend tous pour lñcher nos CDI ?

Si vous ĂȘtes allĂ©s faire un tour sur des plateformes type Malt, vous avez de quoi vous demander : comment un freelance peut-il gagner en 5 jours ce que je gagne en un mois ? Est-ce qu’ĂȘtre freelance, c’est vraiment travailler moins pour gagner plus ?

Pour répondre, il faut bien mesurer tout ce qui est compris dans le salaire de votre bon vieux CDI et, surtout, tout ce qui devient à votre charge dans la vie d'indépendant.

‍Ne mĂ©langeons pas
les torchons avec les serviettes

Parce que tout est une question de pĂ©rimĂštre, rien de mieux qu’un petit graphique.

ZOOM

Eh oui, quand on est en CDI, le salaire net n’est que la partie Ă©mergĂ©e de l’iceberg de tout ce que votre entreprise prend en charge : vacances, transport, cotisations sociales, formations, ordinateur, logiciels, et mĂȘme babyfoot et café 

En plus, en CDI, votre entreprise vous paye mĂȘme quand l’activitĂ© ralentit, et c’est son problĂšme de trouver le prochain client.

La question qui tue, c’est donc celle-ci : combien faut-il gagner en free pour avoir un niveau de vie Ă©quivalent Ă  celui que vous avez en CDI ?

PlutÎt que de grandes explications, on a préféré faire ça : le simulateur ultime Free vs CDI, histoire de savoir à quel taux journalier de freelance correspond votre traitement de salarié actuel.

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Et les impĂŽts ?

“ Mais si je me lance en auto-entrepreneur cette annĂ©e, ça donne quoi ? Il n'y a pas une histoire d’exemption d’impĂŽts ou un truc du genre ? ”

Le statut d’auto-entrepreneur a pas mal d’avantages, notamment la facilitĂ© de crĂ©ation et effectivement l’exonĂ©ration de certaines taxes en dessous d’un revenu annuel de 72 500 euros (Ă  supposer que vous vendiez du jus de cerveau - le seuil est diffĂ©rent pour les commerçants).

Fiscalement, c’est super simple. Vous ĂȘtes dans le rĂ©gime qu’on appelle micro-fiscal.

ZOOM

En tant qu'auto-entrepreneur :

â–ș Vous payez des charges sociales forfaitaires de 22% de votre chiffre d’affaires.
â–ș Votre revenu imposable est forfaitairement Ă©gal Ă  66% de votre chiffre d’affaires.

Par exemple, si vous ĂȘtes au plafond de 72 500 euros de facturation de l’annĂ©e (yeah!) votre impĂŽt total, incluant les charges sociales, sera de 24 500 euros.

Auto-entrepreneur ou société ?

Le statut de micro-entrepreneur a pas mal d’avantages : facilitĂ© de crĂ©ation et de gestion (tout est en ligne et plutĂŽt bien fait).

Mais il a aussi ses limites. Les revenus annuels sont plafonnĂ©s Ă  72 600 euros. Mais en plus, pour calculer votre impĂŽt, l’administration fiscale considĂšre que les frais de votre activitĂ© sont forfaitairement de 34% de votre chiffre d’affaires.

C’est peut-ĂȘtre vrai si vous exercez Ă  partir de Chiang Mai ou de Da Nang, mais si vous ĂȘtes Ă  Paris, entre votre ordinateur, les clients que vous invitez au resto, les frais de transport, les confĂ©rences, l’espace de coworking... c’est souvent plus avantageux de pouvoir dĂ©duire tous ses frais de fonctionnement du rĂ©sultat imposable.

Quand on monte sa boĂźte, la frontiĂšre vie pro/vie perso est toujours tĂ©nue. Et c’est aussi valable au niveau comptable.

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L'addition

Alors, free ou CDI ?

Avec notre simulateur, vous avez dĂ©jĂ  un bon dĂ©but de rĂ©ponse. Mais attention, mĂȘme si on a essayĂ© de penser un simulateur le plus complet possible, il faut aussi prendre en compte le non-quantifiable de la vie en entreprise ou de freelance : vie sociale, charge mentale, stress


Tous ces facteurs lĂ  pĂšseront plus ou moins lourd selon votre profil et votre maniĂšre de travailler. L’important, c’est de les intĂ©grer dans votre calcul (et ça, on ne peut pas le faire Ă  votre place).

Comment je me lance ?

Ce qui manque quand on se lance en freelance ? C’est l’entourage - ces collĂšgues qui vous filent un coup de main pour se serrer les coudes. Heureusement, pas mal de boĂźtes se sont lancĂ©es pour accompagner les frees dans plein d’aspects de leur vie pro. Voici nos prĂ©fĂ©rĂ©es 😍

1. Pour remplacer votre DAF ou votre comptable :

la nĂ©obanque Shine s’est spĂ©cialisĂ©e dans l’accompagnement des freelances, grĂące Ă  son “copilote administratif”.

2. Pour remplacer votre commercial :

les plateformes comme Comet, Malt ou Creme de la creme mettent en relation freelances et entreprises. Vous pouvez aussi chercher le meilleur des deux mondes avec un groupement d'indépendants.

3. Pour remplacer votre banquier :

des boĂźtes comme Cautioneo ou Unkle garantissent votre loyer pour rassurer les proprios et vous aider Ă  choper l’appart de vos rĂȘves (enfin, les mois oĂč vous n’ĂȘtes pas Ă  Bali
)

Uppercut de fin soirée

À propos de Bali, justement : non mais d’oĂč on sort ce mythe du freelance qui part bosser Ă  Bali ?

Ce n’est pas un mythe mais une tendance, incarnĂ©e notamment par la boĂźte Roam qui a ouvert des locaux dĂ©diĂ©s Ă  San Francisco, Londres, Miami, mais aussi Ubud, Ă  Bali. Parfait pour commencer sa journĂ©e par un petit yoga sous les palmiers et se faire une pause dĂ©j’ dans les riziĂšres.

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CrĂ©dits : Colin Bigelow (illustration 1), Ɓukasz Golędzinowski (illustration 2), Marijke Buurlage (illustration 3)