Faut-il souffrir pour ĂŞtre riche ?Â
On a un super programme de vacances à vous proposer. Le concept ? Payer pour douiller (ou souffrir, si vous préférez) en partant en paincation – ce mot-valise mêlant vacances et souffrance. Exemple ? Un stage de trail ultra-intensif pour courir 50 bornes par jour sur les volcans pentus de Lanzarote.
Mais QUI fait ça ?? Réponse : ceux qui aiment souffrir… et qui peuvent se le permettre – car ces stages sont souvent très coûteux. Ce qui pose une question de type poule ou oeuf : les riches aiment-ils souffrir ? ou faut-il aimer souffrir pour devenir riche ?
Aujourd’hui, Spoune sort de sa zone de confort, direction l’univers du no pain no gain.Â
Ça va faire mal !
Notre Spounsor du jour : La Fondation pour le Logement des Défavorisés
C’est interdit en triathlon, mais en vélo, tout est plus facile à l’abri du peloton, protégé par le groupe. Et si vous rejoigniez le peloton de la Fondation pour le Logement des Défavorisés ? Depuis 1992, ils soutiennent celles et ceux qui n’ont pas accès à un logement digne. Leurs 138 accueils de jour leur permettent d’accueillir 30 000 personnes démunies par an. Les soutenir, c’est contribuer à mettre un toit sur la tête de celles et ceux qui n’en ont pas. Pour découvrir la Fondation pour le Logement des Défavorisés et faire un don, cliquez là .
Comment ça Spoune ? Mais les riches, ça se la coule douce sur un yacht, non ?
Désamorçons tout de suite le cliché : tous les riches n’aiment pas souffrir. Mais parmi les pratiquants des sports d’endurance (aka : sport de souffrance), les riches sont souvent surreprésentés. En 2015, une étude de la World Triathlon Corporation montrait que le revenu moyen d'un triathlète d’Ironman était de 247 000 dollars.
Pour expliquer ça, deux possibilitĂ©s :Â
- option 1 : le privilège. Le triathlon coûte cher, et seuls les riches y ont accès
- option 2 : la corrĂ©lation. Chez un individu donnĂ©, la richesse et le goĂ»t de l’effort proviendraient des mĂŞmes qualitĂ©sÂ
OK Spoune, regardons dans le détail. Ça coûte combien de faire un triathlon ?
Pour faire du triathlon, il faut deux choses :Â
- đź’° de l’argent : environ 10K€ pour l’équipement de nage, vĂ©lo et course.Â
- => forcĂ©ment prohibitif pour pas mal de monde.Â
- ⏳ du temps : comptez 10 Ă 12 heures d’entraĂ®nement hebdo minimum pour un niveau intermĂ©diaire.Â
- => un volume horaire les mĂ©tiers intellectuels et de service, plus Ă mĂŞme d’avoir des horaires de travail flexibles.Â
- ⚡ de l’énergie : un Ironman, c’est environ 10 000 kcal.Â
- => mieux vaut avoir un mĂ©tier de bureau pour avoir envie de se dĂ©fouler après le boulot…Â
Dépenser autant d’argent, de temps et d’énergie, est-ce bien raisonnable ? Pas du tout ! La preuve, même Nicholas Nassim Taleb, l’un des auteurs les plus influents, s’est fait aspirer par le vortex des sports d’endurance. Il écrit, en gros :
“Une fois qu’on se met au vĂ©lo, un esprit s’empare de vous et vous force Ă acheter toujours plus de matos’ Â
Bref, si on fait le portrait robot de notre triathlète, on est clairement sur un white collar, CSP+, avec un bon salaire et des horaires de travail flexibles. Ça ne veut pas dire que le triathlon est inaccessible aux autres professions, mais certaines sont plus favorisĂ©es que d’autres.Â
Et l’option 2 Spoune ? Est-ce que les riches auraient juste le goût de l’effort ?
C’est le fameux discours mĂ©ritocratique du “si on veut on peut” et “no pain no gain”. Evidemment, pour ĂŞtre triathlète, il faut :Â
- 💪 avoir le goût de l’effort
- 🚀 être ambitieux
- 🎯 toujours chercher à s’améliorer
Des qualités qui, évidemment ne peuvent pas nuire à votre carrière pro… jusqu’à un certain point ! Car si les triathlètes sont en moyenne riches, les plus riches d’entre eux ne sont pas forcément les meilleurs et le niveau de revenu diminue avec l’augmentation de la performance. Pas étonnant : vu le temps que prend l’entraînement, à partir d’un certain niveau, il faut choisir entre objectifs sportifs et professionnels…
Ce qui est sĂ»r, c’est que la mentalitĂ© des overachievers est valorisĂ©e sur le marchĂ© du travail… Avoir “triathlon” dans la case hobby de votre CV, c’est plutĂ´t une bonne idĂ©e.Â
Surtout que les Ă©tudes en milieu scolaire ont montrĂ© que ce type de label est souvent une prophĂ©tie auto-rĂ©alisatrice : si l’on dĂ©signe un Ă©lève comme Ă©tant brillant, ses professeurs et les autres Ă©lèves vont le considĂ©rer comme tel et ses performances s’amĂ©lioreront.Â
Alors, s’afficher comme un overachiever peut-il booster votre salaire ? Ce qui est sûr, c’est que désormais, l’image d’overachiever, ça se monnaie…
Je suis chaud Spoune ! Ça s’achète où ? Sur Leboncoin ?
S’il y a une boĂ®te qui a bien compris Ă quel point le goĂ»t de l’effort est devenu bankable, c’est Hyrox, qui a créé la première compĂ©tition de fitness en salle (sorte de biathlon version muscu). En 10 ans, ce sport parti de rien rĂ©unissait 600K pratiquants pour un CA de 100M$ par an.Â
Et comme l’explique cette super vidéo, Hyrox ne vend pas que du fitness. Elle vend surtout du personal branding : photo de profil, t-shirt, "patch" ou "écusson" à coller sur son sac de sport… En pratiquant ce sport, on travaille aussi son image de marque perso. On s’achète une image d’overachiever.
La grande rĂ©ussite d’Hyrox ? C’est d’avoir créé un modèle dans lequel ils sont payĂ©s deux fois :Â
- par les pratiquants, qui paient leur inscription
- par les spectateurs, qui paient pour assister Ă la compĂ©tition.Â
Ce qui en dit long sur notre fascination pour la performance…
Conclusion
Nos sociétés sont fascinées par la performance – et ce n’est pas un scoop. Plus vite, plus haut, plus riche. Cette prime à la vitesse s’étend à beaucoup de domaines, depuis le boulot jusqu’à nos hobbys – voire à nos heures de sommeil que les montres connectées quantifient, elles aussi.
Et vous, c’est quoi les domaines oĂą vous trouvez que l’injonction Ă la performance va trop loin ?Â
Dites nous tout en répondant à ce mail !
Notre reco du jour : Buddy
Le Superman des impĂ´ts
Superman, c’est le mec qui vous sauve au dernier moment, quand personne d’autre n’est là pour vous aider. Et son équivalent pour les impôts, c’est Buddy. Et surtout son nouvel outil qui facilite la déclaration d’impôts. Vous répondrez à un quiz de 5 min et vous recevez un guide personnalisé, pour vous guider à travers la jungle de impôts.gouv étape par étape. En plus, le guide est gratuit et validé par Bercy ! Pour en savoir plus, cliquez là .
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