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Pourquoi larguer votre boss ?

đŸ„„Temps de lecture : 
5
 min.

Ah, les vacances. Ces quelques semaines bĂ©nies oĂč, une fois dans l’annĂ©e, personne ne vous dit ce qu’il faut faire. Vous avez enfin le pouvoir de dire non. Non au rĂ©veil, non au tĂ©lĂ©phone... et mĂȘme non Ă  votre boss.

Dire non Ă  son boss ? Une fois de retour au boulot, c’est Ă©videmment beaucoup plus compliquĂ©. Pour cette rentrĂ©e, on a voulu rĂ©pondre Ă  cette question qui vous a - peut-ĂȘtre - taraudĂ© tout l’étĂ© 🌮

Et si vous ne reveniez pas au bureau ?


Pour y rĂ©pondre, on s’est mis en mode Netflix 🎞 avec une Spoune en deux Ă©pisodes pour vous expliquer Comment Larguer Votre Boss - ou commenttrouver le temps et l’argent de faire ce qui vous plaĂźt vraiment.

Avant de parler du comment, let’s start with WHY ou le B-A-BA : pourquoi ?

Pourquoi faut-il larguer votre boss ?


Selon le Principe de Peter, c’est quasiment une fatalitĂ© : votre boss est trĂšs certainement un incompĂ©tent (et sans doute mĂȘme, aprĂšs cet Ă©tĂ© tĂ©lĂ©-travaillĂ©, un incompĂ©tent bronzĂ© 😎 ).

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Le seuil d'incompétence

Dans les annĂ©es 70, Laurence Peter et Raymond Hull ont dĂ©veloppĂ© cette thĂ©orie selon laquelle “en entreprise, tout individu s’élĂšve constamment dans la hiĂ©rarchie
 jusqu’à atteindre son seuil d’incompĂ©tence”. Une fois que c’est fait ? L’incompĂ©tent attend la retraite et passe le temps en martyrisant tranquillement ses N-1


Ça vous rappelle quelqu’un ? On compatit. Mais en vrai, que votre boss soit compĂ©tent ou pas, ce n’est pas lui qu’il faut larguer - mais plutĂŽt votre job.
Parce qu’est-ce qu’on attend d’un job en gĂ©nĂ©ral ?
1 - développer ses compétences.
2 - acquérir une autonomie financiÚre.

Et votre job est sans doute la solution la moins efficace pour atteindre ces deux objectifs.

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Le vrai coût caché du salaire 1 : le temps perdu.


“La Recherche du Temps Perdu”, c’est :

A - Le chef d'oeuvre de Marcel Proust que tout le monde prĂ©tend avoir lu sans jamais avoir rĂ©ussi Ă  en finir une seule phrase 🍰 ?
B - Une métaphore assez juste de la productivité au travail ?

Les deux mon gĂ©nĂ©ral ! Parce que le salariat est loin d’ĂȘtre un modĂšle efficace de productivitĂ© : on vous explique 👇

📚

1) Selon la loi de Parkinson : “En entreprise, une tĂąche occupe toujours l’intĂ©gralitĂ© du temps qui lui est allouĂ©â€. Si vous vous donnez une semaine pour une prez, c’est sĂ»r que ça va vous prendre une semaine
 Jetez un oeil Ă  l’excellent article de nos amis de Welcome to the Jungle sur le sujet.

2) Quand on est salariĂ©, on associe Ă  tort efficacitĂ© et heures de travail. On se retrouve prisonnier d’une course au prĂ©sentĂ©isme.

3) On n’est pas maĂźtre de sa to do : c’est votre boss qui dĂ©finit ce que vous devez faire. RĂ©sultat, vous consacrez souvent du temps Ă  des tĂąches inutiles et/ou rĂ©barbatives, et, surtout, vous perdez du temps que vous auriez pu consacrer Ă  dĂ©velopper des compĂ©tences qui vous plaisent vraiment.

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Faire trop d’heures ? Vous risquez le burn out. S’ennuyer Ă  enchaĂźner les tĂąches rĂ©barbatives ? C’est le bore out qui guette. Dans les deux cas, vous n’ĂȘtes pas vraiment sur l’autoroute de l’épanouissement professionnel...

Et ce n’est mĂȘme pas le pire. Car le salariat, c’est aussi une perte d’argent



Le vrai coût caché du salaire 2 : l'argent non gagné.


C’est Nassim Nicholas Taleb, (l’auteur du gĂ©nial Black Swan) qui le dit : “Les trois choses les plus addictives de la Terre sont l’hĂ©roĂŻne, les glucides, et un salaire”.

Avoir un salaire, c’est dĂ©jĂ  une Ă©norme chance, Ă©videmment. Mais il faut en avoir conscience : le salaire, c’est aussi un arbitrage entre confort et rentabilité  qui se fait clairement au dĂ©triment de... la rentabilitĂ© !
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Nathan Barry est un blogger américain pour qui :

“gagner de l’argent, c’est comme le piano : une aptitude qu’il faut travailler pour progresser”.


Selon lui, il existe 4 niveaux sur l’échelle de la richesse. Et parmi celles-ci, le salariat a beau ĂȘtre la source de revenu principale de 90 % des gens, c’est vraiment le level 0 du money making - ou la maniĂšre la moins efficace de gagner de l’argent đŸ€“

Le salariat, c’est quoi ? En gros, ça consiste Ă  transformer votre temps en argent selon une Ă©quation linĂ©aire et limitĂ©e - puisque votre temps n’est, par dĂ©finition, pas scalable. C’est donc “Travailler plus pour gagner plus”... mais seulement dans la limite du temps que dure une journĂ©e. Alors que nous, on veut travailler mieux.

Mais alors, comment passer au niveau supĂ©rieur ? Et dĂ©velopper une activitĂ© qui permet de vraiment gagner de l’argent ? Minute, jeune padawan. On vous le disait en intro : exceptionnellement, cette newsletter est en deux Ă©pisodes, et c’est justement ce dont on vous parlera dans 15 jours. Parce qu’avant de vous frotter au next level du money-making, il y a quelques skills que vous devez apprendre Ă  maĂźtriser. Et notamment : l’art de devenir son propre patron.

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C’est tout l’objet de cette news : Ă  terme, il faut ĂȘtre capable de devenir son propre boss. Alors vous allez me dire : oui Spoune, mais ton truc, c’est risquĂ© tout ça tout ça... Sauf qu’avant de se jeter Ă  l’eau, on peut apprendre Ă  nager đŸŠâ™‚ïž

Et le meilleur endroit pour faire ça en minimisant les risques (i.e. : sans risquer de faire faillite
), c’est encore pendant qu’on est salariĂ©.

Alors en attendant de poser votre dem’, profitez de votre taf salariĂ© pour progresser sur tous ces points :

1

Apprendre Ă  s'auto-manager...

Quand on est entrepreneur, personne n’est lĂ  pour vous rappeler la deadline. Alors dĂ©veloppez autant que possible rigueur et discipline pour ĂȘtre le plus autonome possible. À terme, vous devriez ne plus avoir besoin de votre boss.Pour devenir le king de l'orga, courez lire La 25e heure, qui vient de sortir en poche.

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... Et apprendre Ă  manager les autres

La start-up Double vient de lever 6 millions avec cette promesse : aider les leaders Ă  se focaliser sur les tĂąches oĂč ils apportent une vraie valeur ajoutĂ©e.

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2

Apprendre Ă  briefer

  • Du temps passĂ© sur un brief, c’est toujours du temps de gagnĂ©. Vous allez Ă  la fois prĂ©ciser votre pensĂ©e et donner une direction claire Ă  la personne que vous briefez - pour Ă©viter les aller-retours chronophages.
  • Les trucs Ă  ne surtout pas oublier :
  • Fixer la deadline
  • DĂ©finir le rĂ©sultat obtenu le plus prĂ©cisĂ©ment possible
  • Donner des inspirations ou des exemples concrets
  • Pour y penser en permanence, collez un sticker sur votre ordi ou faites-vous tatouer quelque part la devise de Stephen Covey : Begin with the end in mind.
3

Apprendre Ă  se connaĂźtre

Pour Keith Johnston, un des pionniers de l'improvisation : "il y a les gens qui préfÚrent dire oui, et ceux qui préfÚrent dire non. Ceux qui disent oui trouvent leur récompense dans les aventures qu'ils vivent, et ceux qui disent non trouvent leur récompense dans la sécurité qu'ils atteignent."

Pour monter un projet, il faut forcĂ©ment un peu des deux : seuls, les pessimistes n’entreprennent rien, et, seuls, les optimistes se plantent. Apprenez Ă  vous connaĂźtre et cherchez Ă  vous associer avec des profils complĂ©mentaires !

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Si vous faites tout ça ? À un moment, vous arriverez Ă  dĂ©livrer le mĂȘme travail en beaucoup moins de temps. Et ce temps que vous allez dĂ©gager, vous aurez le choix entre l’investir dans votre activitĂ© principale (et devenir l’employĂ© modĂšle) ou dans plein d’activitĂ©s secondaires qui vont vous faire progresser vers l’autonomie financiĂšre. Mais ça, ce sera l’objet de la prochaine Spoune.
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Alors rendez-vous dans 15 jours pour
“Comment larguer votre boss - Ă©pisode 2”.

Uppercut de fin de soirée

ou l'info pour se la donner

Alors d’accord, on peut aujourd’hui tout dĂ©lĂ©guer. Mais ce n’est pas parce que c’est possible que c’est une bonne idĂ©e. Si ce que vous faites ne sert Ă  rien, ce ne sera pas plus efficace de le faire faire par quelqu’un d’autre. Quand il a Ă©crit un article pour Esquire sur le phĂ©nomĂšne des assistants virtuels, A. J. Jacobs a voulu voir jusqu’oĂč pousser l’exercice. Il a demandĂ© Ă  son assistant d’appeler ses parents pour leur souhaiter leur anniversaire de mariage et demander des nouvelles (diligemment transmises dans le compte-rendu d’appel), d’ĂȘtre inquiets Ă  sa place, de raconter des histoires Ă  son fils. La seule chose qu’ils ont refusĂ© ? Jouer au solitaire pour lui Ă©viter de le faire.